le divorce

Il n’y a pas si longtemps, le divorce était souvent associé à séparation avec pathologie. Le divorce était considéré comme un événement de vie déviant, anormal avec des pertes et des conséquences préjudiciables pour les enfants et les parents. Le fort taux actuel de divorce a permis de « passer à une approche développementale sur le cours de la vie (life span perspective) » . Le divorce est devenu une transition au cours de la vie à laquelle les adultes et les enfants doivent s’ajuster. Le divorce n’est pas un moment précis et unique, mais un «  processus dynamique qui débute lorsque le couple vit ensemble et qui se termine lorsque le divorce légal est prononcé » un « processus aux multiples facettes qui dépend de facteurs sociaux, psychologiques et contextuels.

Le divorce est une expérience douloureuse et fondamentalement de perte. La séparation menace l’identité des sujets, en effet « dans la constitution du couple, chacun cherche la confirmation de sa propre existence, de sa valeur, de son identité et, en particulier mais pas seulement de son identité sexuelle ». « Les sujets sont en situation de perte, perte de l’autre, et perte sur le plan psychique et affectif par rapport à l’idéal porté par le mariage, la quête d’un épanouissement amoureux stable et la constitution d’une famille unie, la perte de l’assurance face à la peur de l’abandon, la détresse, et à la menace des fantasmes incestueux. » « Dans ce contexte chaque sujet devra mettre en œuvre le processus complexe de réintrojection de ce qui a été déposé dans l’autre, dans le lien et dans la structure familiale, et le réinvestir dans de nouveaux objets »